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CHIFFRES
ECONOMIQUES 2006/2007
Douzième
puissance économique dans le Monde et membre de l’OCDE,
le Mexique présente, à la fois, les
caractéristiques d’un pays en développement
et à la fois d’une base solide industriellement et
commercialement parlant. Avec un PIB de plus de
883 milliards de dollars US $ et un revenu par
tête supérieur à 8400 US $
(2007), il est le premier pays d’Amérique Latine, tant
exportateur qu’importateur.
Le dynamisme de l’activité économique mexicaine
intervient dans un contexte de stabilité financière
et de stabilité des prix. Le taux de croissance du
PIB était de 3,2% en 2005 et de 4,7% en 2006. L’inflation
qui était de 18,6% en 1998, de 12,32 en 1999, de 8,96 en
2000 jusqu’à atteindre 3,3 % en 2005 a fini l'année
2006 avec un mauvais score de 4,1%. La succession des crises internes
(pétrolière en 1982 et financière en 1994)
et externes (Asie, Russie, Brésil) ont ralenti la croissance.
Par contre, le Mexique a clôturé l’année
2007 avec une inflation de 3,76%, ce taux coïncidant
avec les estimations de la Banque du Mexique (entre
3 et 4%). Au cours de ces dernières années, le Mexique
a réalisé des progrès considérables
en matière de hausse des prix. Rappelons qu’il y a
vingt ans, en 1987, l’inflation avait atteint 159,17%, selon
des données de la banque centrale mexicaine. Pour 2008,
le taux d'inflation est estimé à 3,8%.
Après trois années de stagnation entre 2001 et 2003,
l'année 2004 avait été très positive
pour l'économie mexicaine, la croissance ayant finalement
atteint près de 4%, au-delà des prévisions
les plus optimistes. La demande externe avait en effet soutenu la
croissance et la demande intérieure avait ensuite pris le
relais. A l'issue de 4 années de chute, l'investissement
avait lui aussi fortement augmenté (+7,5% sur l'ensemble
de l'année), retrouvant ainsi des niveaux atteints en 2000.
Néanmoins, le rythme de croissance de l'année 2005
a été un peu moins bon, avec 3,2%.
En 2006, tous les indicateurs ont été
orientés à la hausse : les ventes de gros ont progressé
de 6,7% et celles de détail de 2,1% ; l'investissement a
fait un bond de 11% ; les exportations ont progressé de près
de 17%, dont +16% pour les maquiladoras
et le déficit commercial a été réduit
de 23%. Au total, à fin novembre 2006, la production industrielle
a affiché une progression solide de 4,8% et celle des services
de 4% qui, combinées à celle du secteur agricole de
13,4%, ont permis une croissance de 4,8% sur l'ensemble de l'année,
soit le meilleur résultat depuis l'année 2000.
Même les créations d'emplois, l'un des talons d'Achille
de l'économie mexicaine, sont bien orientées : alors
que le solde net de créations d'emplois dans le secteur formel
avait diminué entre 2001 et 2003, puis stagné en 2004,
il a rebondi en 2005 (+590 000) et a presque atteint le
million d'emplois en 2006 (+880 000), un record depuis
1998. Il faut rappeler qu'on estime à plus d'un million par
an les créations d'emplois nécessaires pour absorber
les nouvelles entrées sur le marché du travail.
Pour 2007, en fonction de l'évolution de l'économie
américaine et de la volatilité des prix pétroliers,
de certaines matières premières et denrées de
base, les pronostics tant des autorités que du consensus du
marché se veulent plus prudents et envisagent une décélération
du rythme de croissance à hauteur de 3,5 à 3,7%. Finalement
l'année 2007 se termine avec un taux de croissance
de l'économie mexicaine de 3,3%, avec une pointe de 4,4% pour
les services.
Pour 2008, la Banque Centrale du Mexique
prévoit un taux de croissance de 2,75% à 3,25%.
Le Mexique est parvenu à surmonter, grâce
à la solidité de ses finances publiques et à
la confiance que lui ont portée les investisseurs, les déséquilibres
qui ont récemment affecté les grandes places boursières
dans le monde.
Depuis ces cinq dernières années,
on note une hausse de 70% des échanges commerciaux
avec l’Europe. Depuis 2003, il n’y a plus de barrières
douanières en Europe pour les exportations industrielles
mexicaines tandis que les importations font face à des barrières
douanières à un taux moyen de 1% dans la majorité
des composants et biens de capital que le Mexique
importe depuis l’UE. Toutefois, le Mexique
continue à dépendre significativement des Etats-Unis,
pays qui achète près de 9/10ème de ses exportations.
Il est situé au 5ème rang mondial en production
pétrolière. Les revenus exceptionnels dus
à la hausse des prix du pétrole ne doivent pas masquer
le manque structurel de réformes fiscales. Pour la première
fois depuis Janvier 1994, date d’application du Traité
de libre-échange ALENA,
le crédit bancaire aux entreprises a progressé chaque
année avec un nouvel élan depuis 2004. Pour le Mexique,
l'ALENA devait avant
tout assurer un accès privilégié au premier
marché mondial pour développer et diversifier ses
exportations, desserrer les contraintes de financement externe et
créer des emplois. Dans la lancée de l'Alena
en 1994, le Mexique est devenu le champion des accords bilatéraux
: comptant 12 accords avec 43 pays, il est seul membre de l'OMC
à disposer de traités à la fois avec les Etats-Unis,
l'UE et le Japon.
Le Mexique a largement réduit
sa vulnérabilité, tant interne qu’externe :
il est noté « investment grade »,
ce qui lui permet de se financer à des conditions favorables
sur les marchés internationaux.
Toutefois le Mexique doit faire
face à de nouveaux défis :
Il subit de plein
fouet la concurrence asiatique notamment chinoise. La main d’œuvre
en Chine reçoit un salaire horaire minimum 7 fois inférieur
à l’ouvrier mexicain. Cette concurrence se ressent
à la fois sur le marché domestique (la part de marché
de la Chine dans les importations mexicaines est passée en
trois ans de seulement 2% à 8%) et sur le marché à
l’exportation vers les Etats-Unis (depuis 2003, la Chine est
devant le Mexique comme deuxième fournisseur
des Etats-Unis et l’écart se creuse chaque année
depuis 2003). Toutefois, le Mexique connait un
excédent commercial avec ses partenaires de l'Alena.
La balance commerciale du Mexique et des U.S.A.
a connu une nouvelle année record en atteignant 332,426 milliards
de dollars US$ en 2006, résultat qui, pour
l'économie mexicaine, a été excédentaire
de 64 milliards de dollars US$.
Au plan interne, le pays doit réformer son système
fiscal rigide, fortement dépendant des recettes pétrolières.
Malheureusement les réformes indispensables (énergie,
télécommunications, éducation, sécurité
sociale) n’ont pas été adoptées pendant
le mandat du Président V. Fox compte tenu du blocage entre
le pouvoir exécutif et législatif. Pour les récentes
élections de Juillet 2006, même si le PAN dispose d’une
majorité relative, il est en meilleure position que son prédécesseur.
Attendons de voir les réformes !
Au cours des dernières années, les
échanges commerciaux entre le Mexique et la France se sont
multipliés. Cette tendance s’est accentuée
depuis l’entrée en vigueur (Juillet 2000) du traité
de libre-échange entre le Mexique et l’UE,
qui non seulement favorise les relations commerciales entre le Mexique
et la France, mais contribue également à augmenter
les flux d’investissement entre les deux pays. Sept ans après
la signature de partenariat avec l'Union européenne, les
échanges ont progressé de 90%. L'UE a représenté
plus de 14% du commerce total du Mexique pour 2007.
Le Mexique est, avec plus de 2,5
Mds d'€ d'échanges bilatéraux en 2007, le 4ème
partenaire commercial de la France sur le continent américain
derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Canada et
le 2ème en Amérique Latine. En termes
de solde, l'excédent commercial de la France sur le Mexique
est le 2ème du continent derrière
celui sur les Etats-Unis, le 11ème dans le Monde
(0,9 Mds d'€ en 2006).
Toujours en 2007, les échanges commerciaux entre
la France et le Mexique se sont inscrits dans un contexte de croissance
soutenue de l'économie (4,8%) et des importations (+17%)
mexicaines.
On
compte au Mexique plus de 868
entreprises à participation française dans leur capital
social, dont quelque 300 filiales, succursales et bureaux de représentation
employant directement 60 000 personnes et réalisant
un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards
de US$. Aujourd’hui, les entreprises françaises
sont surtout ciblées sur les services (44,2%), le commerce
(26,4%) et l’industrie manufacturière (21%).
La capitale n’est pas le seul centre d’affaires du pays.
Les états de Mexico,
Querétaro, Quintana
Roo, Jalisco, Basse Californie,
Puebla, Nuevo León
se montrent également très actives. Un certain nombre
d’entreprises françaises ont même recouru au
système des maquiladoras (ces
entreprises de sous-traitance situées à la frontière
avec les Etats-Unis en zones franches et où la main d’œuvre
est peu coûteuse). C’est le cas de Thomson,
premier employeur français dans le pays avec 13 000 personnes.
Le groupe français des matériaux de construction Lafarge
vient tout récemment d’inaugurer une nouvelle cimenterie
d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes,
représentant un "investissement total de 120 millions
de dollars", située à Tula
près de Mexico. Cette nouvelle usine permettra au groupe
Lafarge le doublement de la capacité de
production de ciment gris au Mexique. Comex et
Lafarge concrétisent une alliance de tout premier plan. Ils
ont inauguré en février 2007, la première usine
de production de panneaux de plâtre essentiellement pour le
marché mexicain. L'entreprise mexicaine Comex est le leader
dans la fabrication et la commercialisation de peintures et de revêtements.
Cette nouvelle usine est située dans le parc industriel de
Querétaro.
La quasi-totalité des grands groupes français
sont présents, répartis entre le Nord, l'Ouest , la
capitale et ses environs, dans l’industrie (Alstom, Saint
Gobain, Sanofi-Aventis, EADS, Air Liquide, EDF, Areva, Thales, Pernod
Ricard, GDF, Alcatel, Schneider Electric, Peugeot, Renault, Safran,
Danone) et les services (Accor, Air France, l’Oréal,
LVMH, Suez, Veolia, Sodexho). La dynamique de l’investissement
touche aussi de nombreuses PME, comme le groupe Fogra (imprimerie),
Artfleur (fleuriste), Club Méd (tourisme), etc.
La restauration française est fortement représentée
au Mexique : le Cordon Bleu a ouvert en 2004 un
restaurant école pour les apprentis cuisiniers mexicains
dans la capitale. En matière de coopération culturelle
entre les deux pays, il faut citer les coopérations sectorielles
(l’urbanisme, les télécommunications, les sciences
humaines…) ; universitaire, linguistique et éducative,
avec 66 Alliances françaises et des lycées franco-mexicains
; des échanges culturels et artistiques, avec le livre et
l’audiovisuel (RFI, TV5).
Depuis avril 2006, on peut noter un renforcement des liens éducatifs
bilatéraux en matière de coopération et d’échange
d’expériences. Un appui fort de la France sur le programme
de coopération en matière de formations technologiques
et professionnelles dans l’enseignement supérieur est
à l'ordre du jour ainsi qu'un programme d’échange
d’assistants de langue. En novembre 2006, signature entre
la France et le Mexique d'un accord de coopération
dans le domaine de la recherche scientifique.
Basée à Morelia,
la branche électricité d'Alstom va
agrandir son usine entre mars 2008 et 2010. Elle produit des composants
de centrales nucléaires destinées au marché
intérieur et aux pays de l'Alena.
Le secteur aéronautique se consolide au Mexique.
En témoigne l’annonce faite par le Groupe Safran,
entreprise française spécialisée dans le secteur
des services aéronautiques, d’un investissement de
20 millions de dollars dans une usine d’équipement
dans l’état de Querétaro.
A noter le projet de Michelin de construire une
usine de fabrication de pneumatiques dans l'état de Guanajuato
avec une entrée en production en 2010...à suivre...
En 2007, l'activité industrielle a enregistré
une hausse de plus de 5% par rapport à l'année
précédente. Les secteurs les plus enclins à
cette augmentation sont la construction (+6,9%),
l'industrie manufacturière (+4,7%), la mine
(+2,2%) et la génération d’électricité,
de gaz et d’eau (+5%).
Le Mexique est le 7éme pays
le plus visité au monde. Plus de 21,4 millions de
touristes en 2007 dont près de la moitié
pour les américains ont visité le Mexique.
Ce sont les Etats du Quintana
Roo et sa Riviera
Maya qui attirent le plus de touristes.
Sur les trois premiers mois de l'année 2008, on note déjà
une augmentation de plus de 7% des recettes touristiques par rapport
à la même période de 2007.
Quatre états concentrent 70,4% des investissements privés
en matière touristique : Guerrero (29,3%), Basse-Californie
(17,9%), Quintana Roo (12,6%)
et Nayarit (10,6%).
En 2007, les recettes du tourisme étranger
au Mexique ont représenté 12,9
milliards de dollars US$, soit une hausse de 6
% par rapport à 2006 et 9% par rapport à
2005. En 2007, le nombre de touristes français a augmenté
de plus de 10% par rapport à 2006 et le
nombre de touristes canadiens de 23% par rapport
à 2006. L'objectif 2008 en nombre de visiteurs de la France
est de 200 000.
La balance commerciale du secteur touristique en 2007 présente
un solde positif de 4,5 milliards de USD$ dollars, soit 11% de plus
qu'en 2006 (chiffres donnés par le ministre mexicain du tourisme).
Le secteur touristique constitue une importante
source de devises pour le Mexique. En janvier et
février de cette année 2008, les revenus du tourisme
se sont élevés à 2,6 millions de dollars, soit
une augmentation de 7,5% par rapport à la même période
de 2007.
Le Mexique a aussi ses faiblesses
avec une économie souterraine très développée
de par la disparité importante des salaires. 40% de la population
vit avec 2 USD$ par jour, ce qui rend la corruption
très présente et contribue au sentiment d’insécurité,
notamment dans la deuxième ville du monde
(après Tokyo), avec ses 22 millions d’habitants
(banlieues incluses).
Moins de huit années avant la date fixée pour la réalisation
des Objectifs du millénaire pour le développement
(OMD) établis par l’ONU, le Mexique
est parvenu à réduire de moitié
la proportion de la population vivant avec des revenus inférieurs
à 2 USD$ par jour. D’après
des données fournies par la Commission économique
pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal),
entre 2004 et 2006, la pauvreté au Mexique
est passée de 37 à 31,7% et le niveau de dénuement
a chuté de 11,7 à 8,7%.
Mai 2008 : Le président actuel Calderón a présenté
un programme de politique sociale intitulé "Vivre Mieux",
dans lequel il met tous ses efforts pour éradiquer la pauvreté
extrême sur le moyen terme et mettre un terme définitif
à cette problématique qui touche 13 millions de personnes.
Pour obtenir des informations complémentaires
sur la situation économique du Mexique,
vous pouvez consulter les sites suivants :
Ministère
des Finances et du Crédit Public mexicain :
(esp)
Banque du Mexique
:
(esp,angl)
Institut National
des statistiques (INEGI) :
(esp)
Ministère
mexicain de l’économie : (accords
commerciaux signés par le Mexique et données statistiques
sur les exportations, importations, droits de douane, investissements
étrangers) - esp,angl.
Conseil mexicain
du commerce extérieur (COMCE) :
(institution chargée de favoriser les échanges
internationaux entre les entreprises mexicaines et étrangères),
en espagnol uniquement.
Chambre franco-mexicaine
de commerce et d’industrie (CFMCI) :
(fran,esp).
Web Francia :
(esp,fran,angl) - Portail franco-mexicain des affaires.
Mission économique-Ambassade
de France à Mexico
(52 55) 91 71 98 20 / 89 -
91 71 98 32,
ou mexico@missioneco.org
LE
MEXIQUE EN CHIFFRES
Population : 109,9 millions (estimation
2008)
20% de la population totale du Mexique concentrée
à Mexico et ses banlieues
Taux de croissance
de la population: 1,142 % (estimation 2008), Espérance de
vie : H 73 ans, F 78 ans
Taux de natalité
: 20,04 / 1000 (estimation 2008)
Taux de mortalité
: 4,78 / 1000 (estimation 2008)
Taux de chômage
: 3,58% (sous emploi de l’ordre de 20 %), prévision
révisée de 4 % pour 2007
Au cours des 5 années de 2000 à 2005,
les investissements directs étrangers (IDE) ont totalisé
près de 93,780 milliards de dollars US$, soit une hausse
de 56,84% par rapport à la précédente administration
du Président Zedillo.
Les IDE en 2006 ont atteint plus de 18,938 milliards de
dollars, soit une hausse de 6,36% par rapport à 2005. Ils
ont été destinés principalement à l'industrie
manufacturière (61,3%), au secteur des services, du commerce,
du transport et des communications (32,1%).En 2006, le principal
émetteur d’IDE est les Etats-Unis à hauteur
de 63,7% puis suivi par la Hollande (7,9%), la France (4,8%) et
le Royaume Uni (4,7%).
Le Mexique se place actuellement comme l’une des destinations
les plus attractives pour les capitaux étrangers. En effet,
selon des chiffres officiels, au cours de l'année 2007, le
pays a capté 23,230 milliards de dollars
d’investissements directs étrangers (IDE), soit une
hausse de 20,8% par rapport à 2006 qui avaient alors
totalisé un peu plus de 19,225 milliards de dollars. Pour
l'année 2007, les Etats-Unis sont largement en tête
des pays investisseurs suivis de loin par l'Espagne et les Pays-Bas.
Le dynamisme des investissements étrangers sous cette période
démontre que le Mexique est sans aucun doute
un des pays dans le monde qui attire le plus de flux internationaux
d’investissement productif, notamment en Amérique latine,
où il se situe au premier rang.
Composition des IDE en 2007 : Nouveaux investissements
: 10,164 milliards de dollars (43,8%) Réinvestissement de
bénéfices : 4,117 milliards de dollars (17,7%) Opérations
entre entreprises : 8,949 milliards de dollars (38,5%).
Le Mexique est la première destination des investissements
étrangers en Amérique latine et la quatrième
au niveau mondial parmi les économies émergentes,
derrière la Chine, l’Inde et Hong Kong.
Communications
365 000 km de routes, 52 aéroports internationaux,
33 aéroports nationaux
Production
Comparatif du PIB 2005 versus 2006 :
Agriculture, sylviculture
et pèche + 4,8 %
Industriel + 5
%
Services + 4,9
% : chiffres en augmentation constante dus à l’essor
des activités touristiques.
Principaux produits d’exportation
Voitures et équipements de transport, pétrole brut,
matériel informatique, matériel de télécommunications,
véhicules utilitaires, moteurs, instruments de mesure, fer
et acier, textiles et cuirs, produits chimiques, équipements
électriques et électroniques, fruits et légumes
frais. Hausse de plus de 50% des exportations de véhicules
si on compare 2005 à 2006.
1er exportateur de bières en 2006 avec plus
de 18 millions d'HL devant les Pays-Bas et l'Allemagne, et
1er producteur et exportateur d'avocats.
Les groupes "Grupo Modelo et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma",
propriété de FEMSA Cerveza se partagent le marché
de l'exportation de la bière.
2e RANG
mondial pour les bovins
3e RANG
après Brésil et Colombie : exportateur de café
et de maïs
En ressources naturelles : 1er producteur d’argent,
souffre (2ème), plomb (5ème), cuivre (10ème)
mais c’est le pétrole (5ème mondial mais 2ème
d'Amérique latine) et le gaz (13ème) qui assurent
au pays, l’essentiel de ses revenus.
La compagnie nationale spécialisée
dans le pétrole a annoncé en Juillet 2006, des chiffres
records quant à ses revenus issus de l’exportation
au 1er semestre 2006. PEMEX a vendu pour 18,4 milliards
de dollars US$ de pétrole soit une moyenne de 1,9 million
de barils par jour (hausse de 4,1% comparée à l’année
dernière à la même période). La tendance
s'accentue encore plus pour le second semestre puisque l'exercice
2006 a été clôturé à
39,124 milliards de dollars US$. Les importations pétrolières
se sont établies à 19,191 milliards en 2006, portant
le solde excédentaire du commerce extérieur de produits
pétroliers à 19,933. Le Mexique est le 5ème
producteur mondial de pétrole et le 9ème exportateur.
La quasi-totalité des exportations de pétrole mexicain
se font en direction des Etats-Unis dont il est le troisième
fournisseur. Consultez le site de la PEMEX
pour le détail de la production pétrole et gaz
naturel.
Les exportations de tequila ne passent pas inaperçues.
106 millions de litres de tequila ont été
exportés aux U.S.A. et 15,9 millions dans l'Union
Européenne en 2006, confirmant une hausse de plus
de 22 % comparée à 2005. Le Tequila 100% agave
a progressé de plus de 27% en 2006.
Apport de devises dans l'ordre, les trois premiers
:
Les revenus pétroliers ont rapporté en 2006, 34,74
mds de US$
Les transferts de
devises, les "remesas" ont
atteint 25 milliards de US$ en 2007
Tourisme (représente
8% du PIB et offre des emplois à plus de 1 900 000 familles)

L’émigration vers les Etats-Unis constitue un facteur
fondamental pour l’économie mexicaine. Elle génère
des revenus pour des millions de Mexicains sous forme de transferts
d’argent (dénommés remesas en espagnol)
effectués par les émigrés aux membres de leur
famille restés au pays.
On estime que 11 millions de Mexicains vivent aux Etats-Unis. En
début de 2008, la quantité d’argent transférée
a diminué. Selon la Banque du Mexique, 3.487
millions de dollars ont été envoyés au Mexique
en janvier et février 2007 contre 3.390 dollars pour la même
période de 2008. Le Mexique est le troisième
pays au monde pour la réception de transferts d’argent
Le Mexique, avec 25 milliards de dollars reçus
depuis l’étranger en 2007, se situe à la troisième
place dans le classement mondial de la réception de transferts
d’argent après l’Inde (27 milliards de dollars)
et la Chine (25,7 milliards de dollars). Ces transferts d’argent
constituent la deuxième source de devises du pays, la première
provenant des exportations du pétrole et la troisième
du tourisme.
La diminution des transferts d’argent enregistrée en
2008 est due, en grande partie, à la récession économique
des Etats-Unis. Cette dernière provient d’une crise
dans le marché immobilier qui a occasionné la perte
de 39.000 emplois dans le secteur de la construction. Or la majorité
des travailleurs de ce secteur sont des émigrés mexicains.
Les Mexicains ont été d’autant plus touchés
par cette crise immobilière que, traditionnellement, les
émigrés travaillaient aux Etats-Unis dans le secteur
agricole mais face à l’essor du secteur immobilier
ces dernières années, beaucoup de Mexicains ont commencé
à travailler dans le bâtiment.
La baisse des transferts d’argent est également due
aux mesures imposées par les Etats-Unis contre l’immigration
illégale : la construction d’un mur frontalier entre
les deux pays et le renforcement d’une politique permettant
d’identifier les personnes qui utilisent de faux papiers.
Les chefs d’entreprises doivent désormais licencier
les employés qui possèdent des documents apocryphes
sous peine de payer des amendes importantes ou d’être
inculpés avec des charges criminelles.
Le gouvernement américain a fixé à 3.000 USD$
l’amende que doivent payer les émigrants qui ne possèdent
pas les visas appropriés et qui refusent de suivre les ordres
de déportation volontaire. Ces différentes mesures
compliquent l’entrée des Mexicains aux Etats-Unis et
diminuent le nombre de travailleurs qui envoient des revenus réguliers
au Mexique.
Le ministre de l'économie du nouveau gouvernement Calderón
en place depuis décembre 2006 a présenté son
plan national de développement pour 2007-2012. Les objectifs
du plan, certes ambitieux sont :
3,5% de croissance minimum pour atteindre 5% en 2012, ceci pour
générer plus d'emplois
35% d'augmentation du nombre de touristes
800 000 emplois créés par an minimum
6 millions de crédits hypothècaires sur 6 ans (le
crédit aux entreprises est actuellement inaccessible aux
PME)
Se positionner au 30ème rang mondial en termes d'infrastructure
Démocratiser l'économie en ouvrant à la concurrence
et en combattant les monopoles.
05 OCT 07 : une étude économique du Mexique
pour 2007 vient d'être publiée par l'OCDE (organisation
de coopération et de développement économiques).
Veuillez cliquer ICI
pour consulter leur site. La publication elle-même est disponible
sur : 
Déc 2007 : Les rapports commerciaux entre le Mexique et l’Union
Européenne
Une conférence était organisée le 26 novembre
dernier par l’Association Europe et Entreprises portant sur
l’évolution des relations commerciales entre le Mexique
et l’Union Européenne depuis la signature du traité
de libre échange du 1er juillet 2000. Les deux intervenants
majeurs étaient Marco Espinoza, conseiller commercial du
Mexique, et José F. Poblano, conseiller
aux affaires économiques et de coopération de l’ambassade
du Mexique en France.
Le Mexique, malgré son territoire grand
comme quatre fois la France, son produit intérieur brut de
874 515 milliards de dollars, sa croissance de 4,8% en 2006 et sa
population forte de 108 millions d’habitants en 2007, reste
un pays largement méconnu dans l’Union Européenne
et plus particulièrement en France. Pourtant, le pays ne
cesse de s’ouvrir sur le monde, a signé des accords
économiques avec 43 Etats. Au cours des sept dernières
années, les échanges entre les deux blocs ont ainsi
augmenté tout de même de 90%, l’Union Européenne
ayant investi durant cette période près de 53 milliards
de dollars au Mexique. L’UE s’est également
imposée comme le deuxième partenaire du pays. Lors
de la seule année 2006, les échanges mexico-européens
ont enregistré des opérations commerciales pour 39
milliards de dollars.
Si le Mexique constitue le deuxième partenaire
commercial de la France en Amérique latine, il n’empêche
que les échanges bilatéraux demeurent extrêmement
bas, à hauteur de 3,2 milliards de dollars en 2006 et de
1,8 milliards de dollars pour le premier semestre 2007 seulement.
Le premier exportateur d’Amérique Latine et le quinzième
mondial a cependant réussi à attirer dans son pays
des industries de pointe qui lui permettent aujourd’hui de
rivaliser dans des secteurs de haute technologie. 6500 personnes
travaillent ainsi dans plus de 124 entreprises de l’industrie
aéronautique. Schneider Electric et Sanofi Aventis y réalisent
en outre un chiffre d’affaires respectif d'un milliard et
de 500 millions d’euros tandis que des groupes comme Michelin,
Alstom, Accor et Saint Gobain y sont aussi implantés.
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