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Economie du Mexique
 Page updated on 05.20.2012
 
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CHIFFRES ECONOMIQUES 2006/2007

jeunes tarahumaras à CusáraréDouzième puissance économique dans le Monde et membre de l’OCDE, le Mexique présente, à la fois, les caractéristiques d’un pays en développement et à la fois d’une base solide industriellement et commercialement parlant. Avec un PIB de plus de 883 milliards de dollars US $ et un revenu par tête supérieur à 8400 US $ (2007), il est le premier pays d’Amérique Latine, tant exportateur qu’importateur.
Le dynamisme de l’activité économique mexicaine intervient dans un contexte de stabilité financière et de stabilité des prix. Le taux de croissance du PIB était de 3,2% en 2005 et de 4,7% en 2006. L’inflation qui était de 18,6% en 1998, de 12,32 en 1999, de 8,96 en 2000 jusqu’à atteindre 3,3 % en 2005 a fini l'année 2006 avec un mauvais score de 4,1%. La succession des crises internes (pétrolière en 1982 et financière en 1994) et externes (Asie, Russie, Brésil) ont ralenti la croissance.

   Photo ci-dessus : jeunes tarahumaras à Cusáraré

Par contre, le Mexique a clôturé l’année 2007 avec une inflation de 3,76%, ce taux coïncidant avec les estimations de la Banque du Mexique (entre 3 et 4%). Au cours de ces dernières années, le Mexique a réalisé des progrès considérables en matière de hausse des prix. Rappelons qu’il y a vingt ans, en 1987, l’inflation avait atteint 159,17%, selon des données de la banque centrale mexicaine. Pour 2008, le taux d'inflation est estimé à 3,8%.
Après trois années de stagnation entre 2001 et 2003, l'année 2004 avait été très positive pour l'économie mexicaine, la croissance ayant finalement atteint près de 4%, au-delà des prévisions les plus optimistes. La demande externe avait en effet soutenu la croissance et la demande intérieure avait ensuite pris le relais. A l'issue de 4 années de chute, l'investissement avait lui aussi fortement augmenté (+7,5% sur l'ensemble de l'année), retrouvant ainsi des niveaux atteints en 2000. Néanmoins, le rythme de croissance de l'année 2005 a été un peu moins bon, avec 3,2%.

En 2006, tous les indicateurs ont été orientés à la hausse : les ventes de gros ont progressé de 6,7% et celles de détail de 2,1% ; l'investissement a fait un bond de 11% ; les exportations ont progressé de près de 17%, dont +16% pour les maquiladoras et le déficit commercial a été réduit de 23%. Au total, à fin novembre 2006, la production industrielle a affiché une progression solide de 4,8% et celle des services de 4% qui, combinées à celle du secteur agricole de 13,4%, ont permis une croissance de 4,8% sur l'ensemble de l'année, soit le meilleur résultat depuis l'année 2000.
Même les créations d'emplois, l'un des talons d'Achille de l'économie mexicaine, sont bien orientées : alors que le solde net de créations d'emplois dans le secteur formel avait diminué entre 2001 et 2003, puis stagné en 2004, il a rebondi en 2005 (+590 000) et a presque atteint le million d'emplois en 2006 (+880 000), un record depuis 1998. Il faut rappeler qu'on estime à plus d'un million par an les créations d'emplois nécessaires pour absorber les nouvelles entrées sur le marché du travail.


Pour 2007, en fonction de l'évolution de l'économie américaine et de la volatilité des prix pétroliers, de certaines matières premières et denrées de base, les pronostics tant des autorités que du consensus du marché se veulent plus prudents et envisagent une décélération du rythme de croissance à hauteur de 3,5 à 3,7%. Finalement l'année 2007 se termine avec un taux de croissance de l'économie mexicaine de 3,3%, avec une pointe de 4,4% pour les services.

Pour 2008, la Banque Centrale du Mexique prévoit un taux de croissance de 2,75% à 3,25%.

Le Mexique est parvenu à surmonter, grâce à la solidité de ses finances publiques et à la confiance que lui ont portée les investisseurs, les déséquilibres qui ont récemment affecté les grandes places boursières dans le monde.

Depuis ces cinq dernières années, on note une hausse de 70% des échanges commerciaux avec l’Europe. Depuis 2003, il n’y a plus de barrières douanières en Europe pour les exportations industrielles mexicaines tandis que les importations font face à des barrières douanières à un taux moyen de 1% dans la majorité des composants et biens de capital que le Mexique importe depuis l’UE. Toutefois, le Mexique continue à dépendre significativement des Etats-Unis, pays qui achète près de 9/10ème de ses exportations. Il est situé au 5ème rang mondial en production pétrolière. Les revenus exceptionnels dus à la hausse des prix du pétrole ne doivent pas masquer le manque structurel de réformes fiscales. Pour la première fois depuis Janvier 1994, date d’application du Traité de libre-échange ALENA, le crédit bancaire aux entreprises a progressé chaque année avec un nouvel élan depuis 2004. Pour le Mexique, l'ALENA devait avant tout assurer un accès privilégié au premier marché mondial pour développer et diversifier ses exportations, desserrer les contraintes de financement externe et créer des emplois. Dans la lancée de l'Alena en 1994, le Mexique est devenu le champion des accords bilatéraux : comptant 12 accords avec 43 pays, il est seul membre de l'OMC à disposer de traités à la fois avec les Etats-Unis, l'UE et le Japon.

Le Mexique a largement réduit sa vulnérabilité, tant interne qu’externe : il est noté « investment grade », ce qui lui permet de se financer à des conditions favorables sur les marchés internationaux.

Toutefois le Mexique doit faire face à de nouveaux défis :
jeunes tarahumaras à Cusáraré Il subit de plein fouet la concurrence asiatique notamment chinoise. La main d’œuvre en Chine reçoit un salaire horaire minimum 7 fois inférieur à l’ouvrier mexicain. Cette concurrence se ressent à la fois sur le marché domestique (la part de marché de la Chine dans les importations mexicaines est passée en trois ans de seulement 2% à 8%) et sur le marché à l’exportation vers les Etats-Unis (depuis 2003, la Chine est devant le Mexique comme deuxième fournisseur des Etats-Unis et l’écart se creuse chaque année depuis 2003). Toutefois, le Mexique connait un excédent commercial avec ses partenaires de l'Alena.
La balance commerciale du Mexique et des U.S.A. a connu une nouvelle année record en atteignant 332,426 milliards de dollars US$ en 2006, résultat qui, pour l'économie mexicaine, a été excédentaire de 64 milliards de dollars US$.

     Photo de droite : jeunes tarahumaras à Cusáraré

Au plan interne, le pays doit réformer son système fiscal rigide, fortement dépendant des recettes pétrolières. Malheureusement les réformes indispensables (énergie, télécommunications, éducation, sécurité sociale) n’ont pas été adoptées pendant le mandat du Président V. Fox compte tenu du blocage entre le pouvoir exécutif et législatif. Pour les récentes élections de Juillet 2006, même si le PAN dispose d’une majorité relative, il est en meilleure position que son prédécesseur. Attendons de voir les réformes !

Au cours des dernières années, les échanges commerciaux entre le Mexique et la France se sont multipliés. Cette tendance s’est accentuée depuis l’entrée en vigueur (Juillet 2000) du traité de libre-échange entre le Mexique et l’UE, qui non seulement favorise les relations commerciales entre le Mexique et la France, mais contribue également à augmenter les flux d’investissement entre les deux pays. Sept ans après la signature de partenariat avec l'Union européenne, les échanges ont progressé de 90%. L'UE a représenté plus de 14% du commerce total du Mexique pour 2007.

Le Mexique est, avec plus de 2,5 Mds d'€ d'échanges bilatéraux en 2007, le 4ème partenaire commercial de la France sur le continent américain derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Canada et le 2ème en Amérique Latine. En termes de solde, l'excédent commercial de la France sur le Mexique est le 2ème du continent derrière celui sur les Etats-Unis, le 11ème dans le Monde (0,9 Mds d'€ en 2006).
Toujours en 2007, les échanges commerciaux entre la France et le Mexique se sont inscrits dans un contexte de croissance soutenue de l'économie (4,8%) et des importations (+17%) mexicaines.

vue sur El Fuerte (Sinaloa)On compte au Mexique plus de 868 entreprises à participation française dans leur capital social, dont quelque 300 filiales, succursales et bureaux de représentation employant directement 60 000 personnes et réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards de US$. Aujourd’hui, les entreprises françaises sont surtout ciblées sur les services (44,2%), le commerce (26,4%) et l’industrie manufacturière (21%).

Photo de gauche : vue sur El Fuerte (Sinaloa)

La capitale n’est pas le seul centre d’affaires du pays. Les états de Mexico, Querétaro, Quintana Roo, Jalisco, Basse Californie, Puebla, Nuevo León se montrent également très actives. Un certain nombre d’entreprises françaises ont même recouru au système des maquiladoras (ces entreprises de sous-traitance situées à la frontière avec les Etats-Unis en zones franches et où la main d’œuvre est peu coûteuse). C’est le cas de Thomson, premier employeur français dans le pays avec 13 000 personnes. Le groupe français des matériaux de construction Lafarge vient tout récemment d’inaugurer une nouvelle cimenterie d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes, représentant un "investissement total de 120 millions de dollars", située à Tula près de Mexico. Cette nouvelle usine permettra au groupe Lafarge le doublement de la capacité de production de ciment gris au Mexique. Comex et Lafarge concrétisent une alliance de tout premier plan. Ils ont inauguré en février 2007, la première usine de production de panneaux de plâtre essentiellement pour le marché mexicain. L'entreprise mexicaine Comex est le leader dans la fabrication et la commercialisation de peintures et de revêtements. Cette nouvelle usine est située dans le parc industriel de Querétaro.

La quasi-totalité des grands groupes français sont présents, répartis entre le Nord, l'Ouest , la capitale et ses environs, dans l’industrie (Alstom, Saint Gobain, Sanofi-Aventis, EADS, Air Liquide, EDF, Areva, Thales, Pernod Ricard, GDF, Alcatel, Schneider Electric, Peugeot, Renault, Safran, Danone) et les services (Accor, Air France, l’Oréal, LVMH, Suez, Veolia, Sodexho). La dynamique de l’investissement touche aussi de nombreuses PME, comme le groupe Fogra (imprimerie), Artfleur (fleuriste), Club Méd (tourisme), etc.
La restauration française est fortement représentée au Mexique : le Cordon Bleu a ouvert en 2004 un restaurant école pour les apprentis cuisiniers mexicains dans la capitale. En matière de coopération culturelle entre les deux pays, il faut citer les coopérations sectorielles (l’urbanisme, les télécommunications, les sciences humaines…) ; universitaire, linguistique et éducative, avec 66 Alliances françaises et des lycées franco-mexicains ; des échanges culturels et artistiques, avec le livre et l’audiovisuel (RFI, TV5).
Depuis avril 2006, on peut noter un renforcement des liens éducatifs bilatéraux en matière de coopération et d’échange d’expériences. Un appui fort de la France sur le programme de coopération en matière de formations technologiques et professionnelles dans l’enseignement supérieur est à l'ordre du jour ainsi qu'un programme d’échange d’assistants de langue. En novembre 2006, signature entre la France et le Mexique d'un accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique.

Basée à Morelia, la branche électricité d'Alstom va agrandir son usine entre mars 2008 et 2010. Elle produit des composants de centrales nucléaires destinées au marché intérieur et aux pays de l'Alena.

Le secteur aéronautique se consolide au Mexique. En témoigne l’annonce faite par le Groupe Safran, entreprise française spécialisée dans le secteur des services aéronautiques, d’un investissement de 20 millions de dollars dans une usine d’équipement dans l’état de Querétaro.

A noter le projet de Michelin de construire une usine de fabrication de pneumatiques dans l'état de Guanajuato avec une entrée en production en 2010...à suivre...
En 2007, l'activité industrielle a enregistré une hausse de plus de 5% par rapport à l'année précédente. Les secteurs les plus enclins à cette augmentation sont la construction (+6,9%), l'industrie manufacturière (+4,7%), la mine (+2,2%) et la génération d’électricité, de gaz et d’eau (+5%).

Le Mexique est le 7éme pays le plus visité au monde. Plus de 21,4 millions de touristes en 2007 dont près de la moitié pour les américains ont visité le Mexique. Ce sont les Etats du Quintana Roo et sa Riviera Maya qui attirent le plus de touristes.
Sur les trois premiers mois de l'année 2008, on note déjà une augmentation de plus de 7% des recettes touristiques par rapport à la même période de 2007.
Quatre états concentrent 70,4% des investissements privés en matière touristique : Guerrero (29,3%), Basse-Californie (17,9%), Quintana Roo (12,6%) et Nayarit (10,6%).


  En 2007, les recettes du tourisme étranger au Mexique ont représenté 12,9 milliards de dollars US$, soit une hausse de 6 % par rapport à 2006 et 9% par rapport à 2005. En 2007, le nombre de touristes français a augmenté de plus de 10% par rapport à 2006 et le nombre de touristes canadiens de 23% par rapport à 2006. L'objectif 2008 en nombre de visiteurs de la France est de 200 000.

La balance commerciale du secteur touristique en 2007 présente un solde positif de 4,5 milliards de USD$ dollars, soit 11% de plus qu'en 2006 (chiffres donnés par le ministre mexicain du tourisme).

Le secteur touristique constitue une importante source de devises pour le Mexique. En janvier et février de cette année 2008, les revenus du tourisme se sont élevés à 2,6 millions de dollars, soit une augmentation de 7,5% par rapport à la même période de 2007.

Le Mexique a aussi ses faiblesses avec une économie souterraine très développée de par la disparité importante des salaires. 40% de la population vit avec 2 USD$ par jour, ce qui rend la corruption très présente et contribue au sentiment d’insécurité, notamment dans la deuxième ville du monde (après Tokyo), avec ses 22 millions d’habitants (banlieues incluses).
Moins de huit années avant la date fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) établis par l’ONU, le Mexique est parvenu à réduire de moitié la proportion de la population vivant avec des revenus inférieurs à 2 USD$ par jour. D’après des données fournies par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), entre 2004 et 2006, la pauvreté au Mexique est passée de 37 à 31,7% et le niveau de dénuement a chuté de 11,7 à 8,7%.

Mai 2008 : Le président actuel Calderón a présenté un programme de politique sociale intitulé "Vivre Mieux", dans lequel il met tous ses efforts pour éradiquer la pauvreté extrême sur le moyen terme et mettre un terme définitif à cette problématique qui touche 13 millions de personnes.

Pour obtenir des informations complémentaires sur la situation économique du Mexique, vous pouvez consulter les sites suivants :

Ministère des Finances et du Crédit Public mexicain : (esp)

Banque du Mexique : (esp,angl)

Institut National des statistiques (INEGI) : (esp)

la misère au Mexique Ministère mexicain de l’économie : (accords commerciaux signés par le Mexique et données statistiques sur les exportations, importations, droits de douane, investissements étrangers) - esp,angl.

Photo de droite : la misère au Mexique !


Conseil mexicain du commerce extérieur (COMCE) : (institution chargée de favoriser les échanges internationaux entre les entreprises mexicaines et étrangères), en espagnol uniquement.

Chambre franco-mexicaine de commerce et d’industrie (CFMCI) : (fran,esp).

Web Francia : (esp,fran,angl) - Portail franco-mexicain des affaires.

Mission économique-Ambassade de France à Mexico
(52 55) 91 71 98 20 / 89 - 91 71 98 32, ou mexico@missioneco.org

LE MEXIQUE EN CHIFFRES

Population : 109,9 millions (estimation 2008)
20% de la population totale du Mexique concentrée à Mexico et ses banlieues

Taux de croissance de la population: 1,142 % (estimation 2008), Espérance de vie : H 73 ans, F 78 ans
Taux de natalité : 20,04 / 1000 (estimation 2008)
Taux de mortalité : 4,78 / 1000 (estimation 2008)
Taux de chômage : 3,58% (sous emploi de l’ordre de 20 %), prévision révisée de 4 % pour 2007

Au cours des 5 années de 2000 à 2005, les investissements directs étrangers (IDE) ont totalisé près de 93,780 milliards de dollars US$, soit une hausse de 56,84% par rapport à la précédente administration du Président Zedillo. Les IDE en 2006 ont atteint plus de 18,938 milliards de dollars, soit une hausse de 6,36% par rapport à 2005. Ils ont été destinés principalement à l'industrie manufacturière (61,3%), au secteur des services, du commerce, du transport et des communications (32,1%).En 2006, le principal émetteur d’IDE est les Etats-Unis à hauteur de 63,7% puis suivi par la Hollande (7,9%), la France (4,8%) et le Royaume Uni (4,7%).
Le Mexique se place actuellement comme l’une des destinations les plus attractives pour les capitaux étrangers. En effet, selon des chiffres officiels, au cours de l'année 2007, le pays a capté 23,230 milliards de dollars
d’investissements directs étrangers (IDE), soit une hausse de 20,8% par rapport à 2006
qui avaient alors totalisé un peu plus de 19,225 milliards de dollars. Pour l'année 2007, les Etats-Unis sont largement en tête des pays investisseurs suivis de loin par l'Espagne et les Pays-Bas.
Le dynamisme des investissements étrangers sous cette période démontre que le Mexique est sans aucun doute un des pays dans le monde qui attire le plus de flux internationaux d’investissement productif, notamment en Amérique latine, où il se situe au premier rang.
Composition des IDE en 2007 : Nouveaux investissements : 10,164 milliards de dollars (43,8%) Réinvestissement de bénéfices : 4,117 milliards de dollars (17,7%) Opérations entre entreprises : 8,949 milliards de dollars (38,5%).

Le Mexique est la première destination des investissements étrangers en Amérique latine et la quatrième au niveau mondial parmi les économies émergentes, derrière la Chine, l’Inde et Hong Kong.

Communications

365 000 km de routes, 52 aéroports internationaux, 33 aéroports nationaux

Production

Comparatif du PIB 2005 versus 2006 :
Agriculture, sylviculture et pèche + 4,8 %
Industriel + 5 %
Services + 4,9 % : chiffres en augmentation constante dus à l’essor des activités touristiques.

Principaux produits d’exportation

Voitures et équipements de transport, pétrole brut, matériel informatique, matériel de télécommunications, véhicules utilitaires, moteurs, instruments de mesure, fer et acier, textiles et cuirs, produits chimiques, équipements électriques et électroniques, fruits et légumes frais. Hausse de plus de 50% des exportations de véhicules si on compare 2005 à 2006.

1er exportateur de bières en 2006 avec plus de 18 millions d'HL devant les Pays-Bas et l'Allemagne,  et  1er producteur et exportateur d'avocats. Les groupes "Grupo Modelo et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma", propriété de FEMSA Cerveza se partagent le marché de l'exportation de la bière.

2e RANG mondial pour les bovins

3e RANG après Brésil et Colombie : exportateur de café et de maïs

En ressources naturelles : 1er producteur d’argent, souffre (2ème), plomb (5ème), cuivre (10ème) mais c’est le pétrole (5ème mondial mais 2ème d'Amérique latine) et le gaz (13ème) qui assurent au pays, l’essentiel de ses revenus.

La compagnie nationale spécialisée dans le pétrole a annoncé en Juillet 2006, des chiffres records quant à ses revenus issus de l’exportation au 1er semestre 2006. PEMEX a vendu pour 18,4 milliards de dollars US$ de pétrole soit une moyenne de 1,9 million de barils par jour (hausse de 4,1% comparée à l’année dernière à la même période). La tendance s'accentue encore plus pour le second semestre puisque l'exercice 2006 a été clôturé à 39,124 milliards de dollars US$. Les importations pétrolières se sont établies à 19,191 milliards en 2006, portant le solde excédentaire du commerce extérieur de produits pétroliers à 19,933. Le Mexique est le 5ème producteur mondial de pétrole et le 9ème exportateur. La quasi-totalité des exportations de pétrole mexicain se font en direction des Etats-Unis dont il est le troisième fournisseur. Consultez le site de la PEMEX pour le détail de la production pétrole et gaz naturel.

Les exportations de tequila ne passent pas inaperçues. 106 millions de litres de tequila ont été exportés aux U.S.A. et 15,9 millions dans l'Union Européenne en 2006, confirmant une hausse de plus de 22 % comparée à 2005. Le Tequila 100% agave a progressé de plus de 27% en 2006.

Apport de devises dans l'ordre, les trois premiers :

Les revenus pétroliers ont rapporté en 2006, 34,74 mds de US$
Les transferts de devises, les "remesas" ont atteint 25 milliards de US$ en 2007
Tourisme (représente 8% du PIB et offre des emplois à plus de 1 900 000 familles)

jeunes tarahumaras à Cusáraré L’émigration vers les Etats-Unis constitue un facteur fondamental pour l’économie mexicaine. Elle génère des revenus pour des millions de Mexicains sous forme de transferts d’argent (dénommés remesas en espagnol) effectués par les émigrés aux membres de leur famille restés au pays.
On estime que 11 millions de Mexicains vivent aux Etats-Unis. En début de 2008, la quantité d’argent transférée a diminué. Selon la Banque du Mexique, 3.487 millions de dollars ont été envoyés au Mexique en janvier et février 2007 contre 3.390 dollars pour la même période de 2008. Le Mexique est le troisième pays au monde pour la réception de transferts d’argent
Le Mexique, avec 25 milliards de dollars reçus depuis l’étranger en 2007, se situe à la troisième place dans le classement mondial de la réception de transferts d’argent après l’Inde (27 milliards de dollars) et la Chine (25,7 milliards de dollars). Ces transferts d’argent constituent la deuxième source de devises du pays, la première provenant des exportations du pétrole et la troisième du tourisme.

   Photo ci-dessus : jeunes tarahumaras à Cusáraré

La diminution des transferts d’argent enregistrée en 2008 est due, en grande partie, à la récession économique des Etats-Unis. Cette dernière provient d’une crise dans le marché immobilier qui a occasionné la perte de 39.000 emplois dans le secteur de la construction. Or la majorité des travailleurs de ce secteur sont des émigrés mexicains. Les Mexicains ont été d’autant plus touchés par cette crise immobilière que, traditionnellement, les émigrés travaillaient aux Etats-Unis dans le secteur agricole mais face à l’essor du secteur immobilier ces dernières années, beaucoup de Mexicains ont commencé à travailler dans le bâtiment.
La baisse des transferts d’argent est également due aux mesures imposées par les Etats-Unis contre l’immigration illégale : la construction d’un mur frontalier entre les deux pays et le renforcement d’une politique permettant d’identifier les personnes qui utilisent de faux papiers. Les chefs d’entreprises doivent désormais licencier les employés qui possèdent des documents apocryphes sous peine de payer des amendes importantes ou d’être inculpés avec des charges criminelles.
Le gouvernement américain a fixé à 3.000 USD$ l’amende que doivent payer les émigrants qui ne possèdent pas les visas appropriés et qui refusent de suivre les ordres de déportation volontaire. Ces différentes mesures compliquent l’entrée des Mexicains aux Etats-Unis et diminuent le nombre de travailleurs qui envoient des revenus réguliers au Mexique.

Le ministre de l'économie du nouveau gouvernement Calderón en place depuis décembre 2006 a présenté son plan national de développement pour 2007-2012. Les objectifs du plan, certes ambitieux sont :
3,5% de croissance minimum pour atteindre 5% en 2012, ceci pour générer plus d'emplois
35% d'augmentation du nombre de touristes
800 000 emplois créés par an minimum
6 millions de crédits hypothècaires sur 6 ans (le crédit aux entreprises est actuellement inaccessible aux PME)
Se positionner au 30ème rang mondial en termes d'infrastructure
Démocratiser l'économie en ouvrant à la concurrence et en combattant les monopoles.

05 OCT 07 : une étude économique du Mexique pour 2007 vient d'être publiée par l'OCDE (organisation de coopération et de développement économiques). Veuillez cliquer ICI pour consulter leur site. La publication elle-même est disponible sur :

Déc 2007 : Les rapports commerciaux entre le Mexique et l’Union Européenne
Une conférence était organisée le 26 novembre dernier par l’Association Europe et Entreprises portant sur l’évolution des relations commerciales entre le Mexique et l’Union Européenne depuis la signature du traité de libre échange du 1er juillet 2000. Les deux intervenants majeurs étaient Marco Espinoza, conseiller commercial du Mexique, et José F. Poblano, conseiller aux affaires économiques et de coopération de l’ambassade du Mexique en France.
Le Mexique, malgré son territoire grand comme quatre fois la France, son produit intérieur brut de 874 515 milliards de dollars, sa croissance de 4,8% en 2006 et sa population forte de 108 millions d’habitants en 2007, reste un pays largement méconnu dans l’Union Européenne et plus particulièrement en France. Pourtant, le pays ne cesse de s’ouvrir sur le monde, a signé des accords économiques avec 43 Etats. Au cours des sept dernières années, les échanges entre les deux blocs ont ainsi augmenté tout de même de 90%, l’Union Européenne ayant investi durant cette période près de 53 milliards de dollars au Mexique. L’UE s’est également imposée comme le deuxième partenaire du pays. Lors de la seule année 2006, les échanges mexico-européens ont enregistré des opérations commerciales pour 39 milliards de dollars.
Si le Mexique constitue le deuxième partenaire commercial de la France en Amérique latine, il n’empêche que les échanges bilatéraux demeurent extrêmement bas, à hauteur de 3,2 milliards de dollars en 2006 et de 1,8 milliards de dollars pour le premier semestre 2007 seulement. Le premier exportateur d’Amérique Latine et le quinzième mondial a cependant réussi à attirer dans son pays des industries de pointe qui lui permettent aujourd’hui de rivaliser dans des secteurs de haute technologie. 6500 personnes travaillent ainsi dans plus de 124 entreprises de l’industrie aéronautique. Schneider Electric et Sanofi Aventis y réalisent en outre un chiffre d’affaires respectif d'un milliard et de 500 millions d’euros tandis que des groupes comme Michelin, Alstom, Accor et Saint Gobain y sont aussi implantés.


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