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Politique au Mexique
 Page updated on 09.12.2009
 
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Organisation socio-politique au Mexique


De part sa constitution, le Mexique est une République représentative, démocratique et fédérale. Il est constitué de 31 Etats et d’un District Fédéral (Mexico et ses environs immédiats).

POUVOIR EXECUTIF
Le pouvoir exécutif est représenté par un Président, élu au suffrage universel, direct en un seul tour et à la majorité relative. Il est élu pour six ans non renouvelable. Comme aux USA, il n’y a pas de Premier Ministre. Le Président nomme et révoque les Ministres, le Procureur Général (Ministre de la Justice), les Ambassadeurs et les Consuls généraux.
A condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif, le Gouvernement Fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des Etats élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc… Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement Fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux Etats.

POUVOIR LEGISLATIF
Le Congrès est divisé en deux chambres : la Chambre des Députés et le Sénat. La Chambre des Députés compte 500 représentants élus par scrutin majoritaire et 200 par représentation proportionnelle, et disposent d’un mandat de 3 ans. Le Sénat, quand à lui, est composé de 128 membres, soit 4 sénateurs par entité fédérative (32 états x 4), élus au suffrage universel pour une période de six ans. Le District fédéral est pour sa part doté d’une assemblée de 66 représentants élus pour six ans. Suite aux dernières élections de Juillet 2006, le PAN (parti au pouvoir depuis 2000) n'a pas la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés, même si elle devient la première force politique au Congrès. Il sera obligé de compter sur l'appui de l'opposition pour faire passer ses lois.

Principaux partis politiques

Parti révolutionnaire institutionnel (Partido Revolucionado Institucional – PRI) : Parti fondé en 1929. Constitué pour rassembler tous les mexicains de gauche comme de droite –
Parti d’action nationale (Partido de Accion nacional – PAN) : Parti fondé en 1939 et au pouvoir depuis 2000. Parti de droite. Son électorat se compose de la classe moyenne mexicaine – Réélection du même parti aux élections de Juillet 2006.
Parti de la révolution démocratique (Partido de la Revolucion Democratica – PRD) : Parti fondé en 1989 suite à une scission interne au PRI. Parti de centre-gauche nationaliste, dont la basse classe constitue le pilier.


Pouvoir de Vicente FOX (2000-2006)

carte du Mexique L’année 2000 est marquée par les élections présidentielles, législatives et de la mairie de la capitale Mexico ; également par la mise en route du traité de libre-échange signé avec l’Union européenne.
Les résultats des élections présidentielles du 02 JUILLET 2000 ont été les suivantes :
Vicente FOX (PAN) : 43,43% des suffrages
Francisco Labastida (PRI) : 36 ,88%
Cuauhtémoc Cardenas (PRD) : 17%
Le PAN, parti qui a soutenu la campagne du Président Fox, n’a pas de majorité au Parlement : il ne dispose que de 148 sièges sur 500 à la Chambre des Députés et de 47 sièges sur 128 au Sénat. Le PRI a perdu le pouvoir après tant d’années de règne mais ne s’est pas effondré : il dispose de plus de sièges que le PAN à la Chambre des Députés (222 contre 148 au PAN) et de 58 sièges de Sénateurs. Quant au PRD, il a obtenu 97 sièges à la Chambre des Députés.
Le PRD conserve le gouvernement du district fédéral de Mexico.
Ce morcèlement du pouvoir législatif a compliqué l’action du gouvernement qui a du sans cesse rechercher des compromis avec le PRI, le PRD ou les autres petits partis. Des dissensions au sein même du PAN ont encore compliqué la situation. Les réformes structurelles promises par le Président Fox (notamment dans les domaines de l’énergie, de la fiscalité, du travail ou de la justice) ont été bloquées, malgré de maigres avancées, en matière fiscale notamment.
Le morcellement encore plus prononcé du paysage politique mexicain depuis les élections législatives de 2003 annonce des élections présidentielles serrées pour cette année entre les candidats du PRI (Roberto Madrazo Pintado), du PAN (Felipe Calderón) et du PRD (Manuel Lopez Obrador).
Au niveau local, le PRI demeure à la tête de 17 Etats contre 9 seulement pour le PAN. Manuel Lopez Obrador, pour le PRD, a assumé quant à lui la succession de Cuauhtemoc Cardenas et de Rosario Robles à la mairie de Mexico jusqu’en 2005.

Depuis le 01/07/2000, un Accord de Libre Echange entre l’Union européenne et le Mexique est venu renforcer considérablement les capacités d’accès des entreprises européennes notamment françaises et qui se retrouvent progressivement sur un pied d’égalité avec leurs concurrentes du continent Nord Américain. Cet accord de libre-échange ne se résume pas seulement au commerce mais également aux achats d’Etat et à la protection de la propriété intellectuelle. La liberté d’importation est prévue par étape sur dix ans (2000-2010).

Il a également signé de nombreux accords de Libre-échange avec plus de 28 pays, il est membre de l’association latino-américaine d’intégration (ALADI), du Forum économique de l’Asie et du Pacifique (APEC) et du Groupe des Trois (avec la Colombie et le Venezuela).

Le Président V. Fox (ancien Directeur de Coca-Cola Mexique et ex-gouverneur du Guanajuato) s’est engagé sur la voie de la démocratisation mais son bilan est relatif : hausse de la criminalité, forte émigration vers les U.S.A, beaucoup d’inégalités sociales et régionales, 40% de la population vivant avec moins de 2 USD$ par jour, insuffisance dans les domaines de l’éducation ou de la santé. Par contre, il dispose d'un socle industriel et commercial à certains égards comparable à celui des grands pays industrialisés.
Le Mexique, membre de l’OCDE est la première puissance économique d’Amérique latine. Douzième puissance commerciale et dixième puissance industrielle, ses échanges sont supérieurs à ceux de la totalité des autres pays de la région. De nombreux accords de libre-échange sont en cours afin de réduire la dépendance du Mexique vis à vis des Etats Unis.

Depuis Mai 2006, le Mexique préside le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. En assumant cette fonction, le Mexique a pour principale responsabilité de gérer les efforts déployés par la communauté internationale pour consolider et assurer la mission de ce nouveau Conseil qui a vu le jour le 15 Mars 2006. La présence du Mexique à cette fonction prouve l’intérêt porté par le gouvernement du Mexique sur ce thème.

On peut également noter l’élection de nouveaux membres au Conseil Economique et Social des Nations Unies en Mai 2006 dont une mexicaine Maria Elena Médina Mora, qui s’est distinguée dans le domaine du traitement et de la prévention de consommation de drogues.

Le 05 Juin 2006, le Président V. Fox a souligné, lors d’un communiqué de presse, que les échanges commerciaux internationaux du Mexique qui ont avoisiné les 450 milliards de dollars US en 2005, devraient connaître une croissance supérieure à 20%. Il a annoncé que ¾ des exportations de produits manufacturés d’Amérique Latine est d’origine mexicaine et que le Mexique exporte vers les USA plus que la France, l’Allemagne et l’Angleterre réunis, et qu’enfin le Mexique a avancé de 7 places, au 23e rang des partenaires commerciaux du Japon.

Le 22 Juin 2006 soit quelques jours avant les élections présidentielles et législatives du 02 Juillet 2006, le Président Vicente Fox a annoncé l’anticipation du paiement de la dette auprès d’organismes financiers internationaux. Ce paiement anticipé permettra au gouvernement fédéral d’économiser 600 millions de pesos. Grâce à cette opération, la dette extérieure du Mexique s’est réduite de 57 à 50 milliards de dollars US$. En termes de Produit Intérieur Brut, la dette s’abaisse de 7,3% à 6,4%. En Décembre 2000, date d’entrée au pouvoir du Président Fox, le montant de la dette publique était de 63 milliards de dollars US$ et représentait 10,4% du PIB.

D’autre part, le Mexique a connu une forte baisse dans l’embauche d’enfants travailleurs, tout comme le Brésil, forte baisse de 5 à 10%, grâce aux efforts conjoints des gouvernements et des organisations civiles.


Elections jul.2006


Il s’agissait d’élections fédérales pour la Présidence de la République, la Chambre des Députés et le Sénat, également d’élections locales : Chef du gouvernement, chefs de délégations et députés locaux pour la Ville de Mexico et députés locaux et maires pour Campeche, Colima, Guanajuato, Jalisco, Morelos, Nuevo Léon, Querétaro, San Luis Potosí et Sonora.

Elu Président Felipe CALDERÓN, parti d’action nationale, avec une majorité relative au Parlement puisqu’il s’agissait de renouveler également les Députés (500) et les Sénateurs (128).
Felipe Calderón est élu avec 0,56% de voix d’avance sur près de 41,6 millions de bulletins de vote enregistrés avec un taux de participation un peu inférieur à 60%.
P.A.N (droite catholique) - près de 15 millions de suffrages, 35,89% (Felipe Calderón)
P.R.D (gauche) - environ 14,7 millions de suffrages, 35,33% (Lopez Obrado – ancien Maire de Mexico)

233 831 voix séparent les deux candidats pour 71 millions d’inscrits. Pour la première fois, le candidat du PRI (parti révolutionnaire institutionnel), au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000 n’arrive qu’à la troisième place : Roberto Madrazo a remporté seulement 9,2 millions de voix soit 22,23 % des suffrages. A la Chambre des Députés comme au Sénat, on observe un bouleversement des forces. Le PAN devient la première force politique.

Chambre des Députés total 500 (Sénat total 128)
PAN 206 (52)
PRD 126 (29)
PRI 104 (33)
Petits partis 64 (14)

Quant aux élections à la tête de la Mairie de Mexico, elles ont été remportées par Marcelo EBRARD, 3ème Maire PRD depuis 1997.

Pouvoir présidentiel actuel (2006-2012)

Felipe CALDERÓN est un jeune Avocat de 44 ans, qui se présente comme le garant de la stabilité économique consolidée sous le Président V. FOX mais qui n’ignore pas l’urgence d’entreprendre des réformes sociales. Il se présente comme « el presidente del empleo ».Son « dada », l’emploi donc passe par la bonne santé des entreprises mexicaines et leur compétitivité au niveau international, seuls paramètres susceptibles de donner un coup de fouet autant aux embauches qu’aux salaires dans le pays, aux dires de Felipe Calderón. Il entend donc créer un climat rassurant et favorable aux investisseurs, mexicains comme étrangers. Il est également un chantre du régionalisme et espère pouvoir densifier le tissu industriel dans l’ensemble du Mexique. Il estime que l’économie ne peut prospérer que dans un climat de sécurité et de confiance, et mise donc sur une restauration de l’état de droit.

06 SEPT 06 : confirmation par le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération (TEPJF), de l'élection de Felipe CALDERÓN.

Lors de sa déclaration de politique générale de la mi-octobre 2006, F. Calderón envisage plusieurs axes de réflexions : renforcement de l’Etat de droit et de la sécurité publique, économie concurrentielle et créatrice d’emplois, égalité des chances, développement durable, plus de démocratie et politique extérieure plus agressive, sans oublier les efforts prévus dans le domaine de l'éducation et de la politique sociale. Il a également beaucoup insisté sur la nécessité de lutter contre la délinquance organisée qui sévit dans plusieurs régions, en estimant que cette mesure pourra garantir la sécurité des mexicains. Il s'est engagé en faveur de la stabilité et de la croissance économique de son pays.

Il a prêté serment le 01 Décembre 2006 pour un mandat prenant fin au 30 novembre 2012.

Au cours de sa visite en Europe en 2007, le chef de l'état mexicain a rappelé que l'une des priorités de la nouvelle administration est "le renforcement de la présence du Mexique dans le Monde, ainsi que la promotion d'une politique étrangère responsable et active, qui permette de montrer à la communauté internationale un pays qui relève ses défis et qui travaille intensément pour résoudre les problèmes en cours".

Déc.2007 : Le président du Mexique, Felipe Calderón, a dévoilé récemment un vaste plan de lutte contre la déforestation et de soutien à la protection des monarques, ces papillons qui migrent par millions, chaque hiver, vers les montagnes du centre du Mexique, recouvrant littéralement arbres et buissons et attirant des visiteurs du monde entier. Le programme de 4,6 millions $ permettra de financer l'achat d'équipements additionnels et la diffusion de publicité sur la zone décrétée "Réserve de biosphère des papillons monarques". La réserve s'étend sur une superficie de 50 000 hectares, et sert de lieu d'hivernation et de reproduction des papillons aux ailes noires et orangées depuis des millénaires. Bien que le monarque ne figure sur aucune liste d'espèces en danger de disparition, des experts disent que l'exploitation forestière illégale au Mexique menace son existence en Amérique du Nord, en faisant disparaître le feuillage qui constitue son habitat et protège le délicat insecte de la pluie et du froid. Enfin une bonne nouvelle !

Cliquer ici pour afficher la sélection de photos sur le président sortant (2006)

Sites intéressants

Site du parti au pouvoir au Mexique : (esp).

Pour suivre l'actualité politique au Mexique, site de la Présidence :
et du gouvernement fédéral au Mexique : (les deux sites en esp et en ang).

Egalement site de la résidence officielle "Los Pinos" du Président à Mexico : (esp), visites guidées possibles - détails sur leur site.

Site des députés : et des sénateurs : (esp).

Consultez le chapitre "économie du Mexique".




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